AU FIL DES MOTS à Chavagnes-en-Paillers

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Un Chavagnais à Reims (oct 2011)

Un Chavagnais à Reims

 

Le 30 janvier 1793, naquit à la Grassière de Chavagnes-en-Paillers le plus rémois des conteurs : Louis-Marie de Chevigné. Deux mois après qu’il fut né, la Vendée s’insurgea et son père mourut dans l’armée de Charette. Sa mère fut emprisonnée au Mans avec ses enfants. Vu la pléthore des décès dans les prisons, l’autorité révolutionnaire permit aux familles du Mans de recueillir des enfants. Louis fut confié à Madame de Rouillon qui l’éleva comme son propre fils. Il entra ensuite à Nantes au lycée impérial où il devint brillant élève.

Sur les conseils de son mentor Louis Castel, grand professeur de rhétorique qui lui reconnaissait des talents indéniables, il s’adonna aux lettres, aux voyages.

En 1817, il rencontra Clémentine, une jeune et gracieuse Rémoise dont il s’amouracha. Celle-ci menaça sa mère d’entrer au couvent si on l’empêchait d’épouser le nobliau désargenté dont elle était éprise.

Tout indocile qu’elle fût (fut) Clémentine n’en était pas moins célèbre. Sa mère, bien qu’elle fût veuve, était une figure emblématique de l’Histoire champenoise et internationale, une égérie, non point d’un prince, mais d’une région, d’un vin. Et puis… Ce n’était pas une veuve, c’était « La Veuve ». Née Nicole-Barbe Ponsardin, c’est sous le nom de Clicquot que l’Histoire retiendra son nom.

Le 13 septembre 1817, Louis-Marie de Chevigné épousa Clémentine. Au verso de la médaille frappée à l’occasion de leur mariage, les invités pouvaient lire : « L’amour et l’hyménée réunis trop rarement »

La « Veuve » confia sa fille non point à une grande fortune, mais à un grand homme et à un grand esprit.

Quand il rédigea ses contes, Louis-Marie de Chevigné se souvint de son mariage d’amour, si rare dans le contexte social de l’époque, conservant toujours une aversion, subtile mais explicite, à l’égard des unions intéressées, raillant chaque fois qu’il le pourra les fiers bourgeois, les nobles commerçants et portant son affection aux galants courant la prétentaine auprès d’épouses esseulées ou délaissées.

 

( Document internet)



31/08/2016
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