AU FIL DES MOTS à Chavagnes-en-Paillers

AU FIL DES MOTS à Chavagnes-en-Paillers

Mars 2017

mardi 7 mars

Le Corbeau et le Renard ( d' après les fables de La Fontaine )

 

Maître Corbeau , juché en bout de rameau à la cime d'un châtaignier, serrait dans son râtelier un calendos – à moins que ce ne fût un comté ou un coulommiers. Il affichait l'air crâneur et faraud du larron qui se radine à tire-d'aile après avoir commis un larcin.

Survient alors un renard que des effluves pas très subtils avaient attiré aussi sûrement que le miel allèche l'ourse venant de mettre bas. Le canidé, dont les longs poils jaune-roux étaient fort touffus, s'approche de l'arbre de haut fût (fut), et, d'un ton enjôleur, s'adresse à notre drôle d'oiseau , qui se pavanait tel un paonneau juste en dessous du faîte.

(Fin de la dictée pour les juniors)

 

« Holà, tout là-haut, monseigneur du Corbeau, que vous êtes gracieux, que vos plumes moirées chatoient aux rayons zénithaux ! Je gage que les oiselles de votre aréopage se seront toutes laissé séduire par vos beaux yeux noir de jais ! Sans vous raconter de sornettes, moi qui au grand jamais ne colporterais de cancan(s), je puis vous assurer que les trilles inouïs que vous lancez à la cantonade font pâlir d'envie tout rossignol alentour (à l'entour). Aussi vrai que vous avalez des couleuvres, sire Corbeau, vous êtes le maître chanteur béni des nymphes, l'alcyon réincarné de notre futaie. »

(Fin de la dictée pour les seniors amateurs)

D'abord tout ébaubi par ce dithyrambe, le corvidé s'ébaudit. Il n'a plus d'autres desiderata (désidératas) que de devenir la nouvelle star des télé-crochets (télécrochets), et, pour montrer qu'avec son organe nonpareil il est le ténor des hôtes sylvicoles, il ouvre grand son clapet...et le fromegi de premier choix choit. Le goupil, qui ne bayait pas aux corneilles, s'empare illico du trophée et dit en substance : « Oyez, blanc-bec, que tout thuriféraire vit aux dépens de celui qui le croit. Sans nulle conteste, cette vacherie vaut bien un frometon. »

le fat freux, tout penaud et déconfit, volette de rame en rame jusqu'au sol et, désormais privé de bectance (becquetance), piète en pestant, mais un peu tard :  «  Fichtre, pour mon gruyère, c'est encore râpé ! »

 

Philippe Dessouliers

 

 

              Explications

 

  • calendos (origine inconnue) : mot familier pour camembert.

  • à moins que ce ne fût : la locution conjonctive « à moins que » se construit avec le subjonctif. Dans un texte écrit au présent, on dirait : à moins que ce ne soit.

  • coulommiers : pas de majuscule pour tous les noms de fromage, même lorsqu'ils portent le nom de la ville dont ils sont originaires .

  • faraud (e) : adj. qui signifie : fier, fanfaron.

  • à tire-d'aile : locution adverbiale invariable.

  • larcin : petit vol ; larron : voleur. Ces deux mots sont de la même famille. Ils sont issus d'un même mot latin.

  • effluves : mot masculin , subtils ne prend donc pas de « e ».

  • ourse : ne pas oublier de mettre le mot au féminin ; (c'est la femelle qui met bas).

  • jaune-roux : trait d'union obligatoire, car les 2 mots qui composent l'adj.

    sont des adj. de couleur.

  • paonneau : il s'agit ici du petit du « paon » et non d'un panneau.

  • là-haut : accent grave et trait d'union.

  • gracieux et chatoient : sans accent circonflexe.

  • un aréopage : une assemblée de personnes compétentes, savantes.

  • laissé : ne s'accorde pas car les oiselles ne font pas l'action de séduire.

( Un conseil : ne faites jamais accorder « laissé » quand il est employé comme verbe

pronominal.

      • vos yeux noir de jais : 2 mots pour indiquer une couleur, donc pas d'accord ; le jais est une roche noire ; le geai (oiseau) n'est pas noir !!!

      • béni et bénit : les deux signifient « qui a reçu une bénédiction » ; mais on n' écrit « bénit » que lorsqu'il s'agit de choses, d'objets. Pour les personnes, c'est « béni ».

      • l'alcyon : est un oiseau marin fabuleux dont la rencontre était un heureux présage.

      • ébaubi (e) : adj . Ébahi, éberlué.

      • un dithyrambe : éloge souvent exagéré.

      • un fût ou fut (depuis la RO) ; une futaie

      • s'ébaudit : vieux mot de registre littéraire : s'amuser, se divertir.

      • desiderata : mot latin déjà au pluriel, donc ni « accents aigus », ni « s » ;

      • ou bien , désidératas : le mot est francisé ; il prend « accents » et « s ».

      • des télé-crochets ou des télécrochets.

      • sylvicole : qui vit dans la forêt. (du latin: silva:forêt)

      • fromegi et frometon : mots familiers pour désigner du fromage.

      • oyez : impératif du verbe « ouïr » ; prononcer : (waje)

      • goupil : le « l » final ne se prononce pas comme pour : outil, fusil coutil

      • un thuriféraire : personne qui encense, fait des louanges.

      • bectance ou becquetance ; comme pour les verbes : becter ou becqueter ou

        béqueter.

      • un freux : variété de corbeau.

      • piéter : signifie se déplacer en sautillant. (il piète).

 

 

 jeudi 9 mars

dictée n°1                     Un vieux guide

 

 

Le vieux allait sans mot dire, le regard fixé à quelques mètres devant lui, attentif à ne pas casser le rythme de sa marche. Sa figure brûlée par le soleil, burinée par la tourmente, émaciée par des années de vie rude et ascétique était sèche de transpiration : il y avait belle lurette qu’il n’avait plus rien à transpirer. Curieuse figure que celle du vieux guide, patinée en brun-rouge avec des yeux clairs, vifs et malicieux enfoncés dans les orbites, d’énormes sourcils roux d’une extrême mobilité et qu’un tic remuait sans arrêt de haut en bas comme s’ils eussent été postiches ; de belles moustaches de corsaire barbaresque, qu’il lissait d’un geste machinal, ne dépareillaient pas l’ensemble d’une frappante et lointaine ascendance sarrasine. Son corps long et osseux était taillé à la hache : les mains étaient de véritables battoirs, noueuses, poilues sur le dessus - toujours ces longs poils roux- , tavelées de taches de son, avec les extrémités tout usées et craquelées, pelées par le rocher. Des mains, comme il se plaisait à le répéter, qui ne lâchaient jamais leur prise

 

 

R. Frison- Roche,

Premier de cordée.

 

 

dictée n°2

 Je m'appelle Bidet

 

Eh oui, qu'y puis-je ? Ce nom a affligé mon enfance, empoisonné mon adolescence, failli empêcher mon mariage. Par la suite, j'ai essayé de le supporter avec résignation. Il a longtemps été pour moi une honte imbuvable.

Je n'oublierai jamais ma première classe. Du haut de sa chaire gigantesque, le maître m'enjoignit de me lever, afin de vérifier si je connaissais bien mes nom, prénom, date de naissance. Ayant toujours cru jusqu' alors que « Bidet » était un sobriquet familial toutes les familles du quartier en étaient affublées — , une idée saugrenue me traversa l'esprit ; j'affirmai m'appeler « Claude Cheval ». Ce fut alors une explosion de toute la classe, un tohu-bohu de rires aigrelets. On n'avait jamais rien entendu d'aussi drôle : il disait s'appeler « Cheval » et il s'appelait « Bidet ». Naturellement, tout le monde connaissait la chanson  « À cheval sur mon bidet ». Tous ces petits mecs avaient fait  «  prout prout prout » sur le genou d'un grand-père. Ce fut la première humiliation qui me vint de mon patronyme. Par la suite, j'en reçus mille autres.

Lors d'une autre rentrée j'étais alors au collège et venais de franchir le seuil de la troisième— , à l'accès traditionnel d'hilarité de la classe, mon professeur de lettres crut bon d'ajouter d'un sourire mi-figue mi-raisin:  «  Vos camarades ont bien tort de s'esclaffer. Bidet c'est un mot...très hygiénique ! »  Ne comprenant pas la raison du redoublement des rires, obscènes cette fois, de mes camarades, je consultai le Larousse en six volumes et appris donc, tout jobard que j'étais, que ce vocable est polysémique. Outre son acception courante et galopante, il désigne aussi une cuvette montée ou non sur pied(s) , qui sert aux ablutions intimes .

Vint le temps du service militaire. Les railleries à mon endroit continuèrent. Ma consolation fut qu'il se trouvait parmi mes frères d'armes un garçon beaucoup plus affligé que moi par son état civil puisqu'il répondait au nom de « Vachier ». Les jours où le vaguemestre l'interpellait publiquement, il se trouvait toujours dix ou vingt petits charlots pour riposter comme un seul :

    • J'en viens !

Le pauvre Vachier s'avançait tête basse, vergogneux, maudissant son père, son grand-père et ses aïeux paternels jusqu'à la centième génération pour ce patronyme stercoraire.

  

D'après Jean Anglade

 

stercoraire (adj.) : relatif aux excréments

la vergogne (vieux mot) : la honte - vergogneux : honteux

polysémique : qui présente plusieurs sens

un vocable : un mot

jobard ( adj.) : crédule, niais,naïf

acception : sens d'un mot, admis, reconnu par l'usage

vaguemestre : sous-officier chargé du service de la poste dans l'armée

obscène (adj.) : ordurier, indécent

enjoindre : ordonner, sommer

 

 

Mardi 21 mars

Grand déballage

De retour de son tour du monde, il nous avait invitées dans son loft rupin pour, avait-il précisé, nous épater. Nous l’attendions, qui affalées sur un  canapé en skaï, qui vautrées sur une natte en sisal, et lorsqu’il apparut, hilare, pieds nus dans ses babouches en nubuck et vêtu d’une gandoura rouge vif, nous l’avons applaudi. Tandis qu’un plat de rollmops circulait de l’une à l’autre et que le bloody mary commençait à produire son effet, il souleva lentement le couvercle d’une énorme malle dont il sortit avec componction les objets ramenés de son voyage et dont l’apparition fut saluée  par des oh ! et des ah !, bruyantes manifestations d’un étonnement feint, car nous étions toutes habituées à son excentricité et à ses bizarreries. (fin de la dictée des juniors)

Défilèrent ainsi sous nos yeux un rouleau de mantras hindouistes en sanskrit offert par un pandit indien, le péroné d’un yéti du Bhoutan, un morceau d’écorce du banian à l’ombre duquel Gandhi avait coutume de s’asseoir à New Delhi, la jambe de bois d’un boucanier, l’opinel perdu par Saint-Exupéry au temps de l’ Aéropostale et que notre hôte avait acheté à un péon dans un village andin, la mâchoire inférieure d’un barracuda, une écaille de tatou, un mazagran orné des effigies du Che et de Fidel, une plume caudale d’un goglu, le tibia d’un dahu et la maquette d’une caraque sculptée au XIXe siècle dans un os de cachalot par un convict anglais. Alors que nous croyions en avoir fini, il brandit comme un trophée un sachet en cellophane en s‘exclamant :

Et voici le clou du spectacle: les poils d’une once !

L’une de nous, déjà bien éméchée et en proie au fou rire, bredouilla, ahurie :

D’une once ? D’une once de quoi ?

Sans se démonter, il expliqua  que l’once était l’autre nom de la panthère des neiges et que l’une d’elles s’en était prise au yack sur le dos duquel il traversait un pierrier du Pamir et que…

Plusieurs voix s’élevèrent alors au-dessus du brouhaha :

Et où sont les poils du yack ?

Bien qu’il parût dépité qu’on le moquât, il lâcha au milieu des rires, des lazzi(s) et des cris :

De sérieux, mes chères, vous n’en avez hélas! pas … une once.

Francis Klotz

Variantes

s'assoir, Saint Exupéry, sanscrit, Skaï, Opinel, Cellophane, yeti, yak, affalée... vautrée

 

nubuck : cuir d'aspect velouté

gandoura : tunique sans manches portée dans les pays du Maghreb

rollmops : filet de hareng mariné au vinaigre et enroulé autour d'un cornichon

bloody mary : cocktail composé de vodka et jus de tomate

componction : ici, air sérieux et solennel

mantra : formule sacrée du brahmanisme

sanskrit : forme savante, codifiée de l'indo-aryen ancien

pandit : titre honorifique donné en Inde à un sage ou un fondateur de secte

banian : figuier de l'Inde à racines adventives aériennes

boucanier : Aventurier / pirate des Caraïbes

péon : paysan pauvre en Amérique du Sud

goglu : au Canada, passereau chanteur d'Amérique du Nord

caraque : ancien navire de fort tonnage, très haut sur l'eau

convict : en droit anglais, criminel emprisonné ou déporté

pierrier : amoncellement de rochers en montagne

Pamir : massif de hautes montagnes du Tadjikistan

 

 

 La Roche-sur-Yon 25 mars 2017

 Dictée de la francophonie

Acadie

 

Pas du tout paré, en panique dans sa chambre surplombant Caraquet, Maxime à Jos à Donat remplissait ses valises à la va-vite mais demeurait en balan. Tout dans sa tête était berdi-berda. Entre ses haltères et son attirail de sportif, impossible de distinguer les hardes propres des souillées. Mais qu’importe ! Il pourrait au forçaille se changer, arrivé à Québec. Aussi, quand il entendit crier depuis la rue son cousin venu le chercher pour le conduire à l’aéroport de Moncton, il se sentit bénaise et hucha : « Arrête de badjeuler pis entre ! C’est débarré ! »

Québec

Les courriels de la relationniste n’exagéraient pas : le Québec était l’endroit rêvé pour se déstresser. Notre héros fut immédiatement entraîné par un célèbre compatriote, presque son avatar, pour assister à un match de soccer en mangeant force hot-dogs. Son esprit vagabondait : il s’imaginait sur un lac en kayak, avançant sur son erre loin du qu’en-dira-t-on… Peut-être entendrait-il un ouaouaron ou un huard ? « Peu me chaut, poétisa-t-il en levant les yeux au ciel, si les nuages informatiques s’effilochent aussi… » Quoi qu’il en soit, rapaillant ses idées, il se rendit subitement compte que le match était terminé et que le sien l’attendrait bientôt à Abidjan.

Auvergne

Dès leur arrivée en Auvergne, ils furent invités à un parcours de découverte des puys, sans objectif-temps, sans chronomètre, simplement accompagnés par leurs cicérones. Un sentier herbu longeait un golf. En face, le Sarcouy laissait deviner ses béances à l’endroit où les Gallo-Romains extrayaient le trachyte pour leurs sarcophages…

Dans la forêt, sur le chemin recouvert d’une épaisse couche de pouzzolane, les roues chassaient. Ils mirent pied à terre près d’une carrière où abondaient les airelles et où une vipère aspic se réchauffait, paresseusement lovée sur une rougne près de lauzes abandonnées. Que du bonheur !Hélas il était temps de rejoindre Abidjan, les athlètes et les Jeux...

 

Côte d’Ivoire

Groggy ! Maxime les vit arriver, chargés de toute la férocité du monde. Comme dans un cauchemar, il observa sa propre tête se transformer en corossol piétiné par un troupeau de buffles. Un punching-ball, voilà ce qu’il était devenu au milieu des hurlements. Puis il sentit l’uppercut traverser son menton. Alors les lumières de son cerveau, les vociférations du public, tout s’éteignit. Et il se sentit heureux, étrangement ; il revit des moments de son enfance en Afrique où, petit, il pourchassait au lance-pierres les margouillats du kailcédrat familial ; où, adolescent, il dansait une sorte de coupé-décalé avec des cynocéphales en goguette ; où, boxeur néophyte, il exhibait sa ceinture de champion aux passagers du gbaka qui le ramenait chez lui. Soudain, une voix vrilla ses tympans : « Réveille-toi, tu as perdu. »

 

Les fautes sur les mots de couleur orange ne sont pas comptées

paré : prêt

Maxime à Jos à Donat : Maxime est le fils de Jos et le petit-fils de Donat.

en balan : hésitant, indécis, en doute.

berdi-berda : confusion, désordre, désarroi

hardes (fém. pl.) : vêtements.

au forçaille (masc. sing.) : au pis aller, en cas de nécessité.

bénaise (adj.) (on peut écrire aussi benaise voire bènaise) : content.

hucher (v. t.) : crier.

badjeuler : rouspéter.

pis : puis.

débarré : déverrouillé. Quand une porte est barrée, c’est qu’on l’a fermée à clé.

relationniste (masc. ou fém. sing.) : responsable des relations publiques.

avatar (masc. sing.) : incarnation d’un dieu. Il prend plus communément le sens de « double » ou d’ « alter ego ».

Ce mot a d’autres sens : par exemple, en informatique, on peut se cacher derrière un avatar, c’est-à-dire une représentation virtuelle.

soccer (masc. sing.) [s?kœ?] : terme utilisé en Amérique du nord pour désigner « notre » football et le différencier du football américain.

hot-dog (masc. sing.) : un emprunt à la langue anglaise. On trouve parfois sur les vitrines sa traduction « chien chaud ». On acceptera les variantes orthographiques suivantes: hotdogs ou hot dogs.

erre (fém. sing.) : vitesse acquise par un bateau lorsqu'il cesse d'être propulsé.

ouaouaron (masc. sing.) : variété de grenouille qui émet des cris graves.

huard (masc. sing.) : pygargue à queue blanche.

C’est aussi le surnom de

la pièce de 1$.

nuages (masc. pl.) : en informatique, ensemble de ressources informatiques virtualisées accessibles à distance.

On rencontre, malheureusement, plus souvent le terme anglais « cloud ».

rapailler : rassembler des objets épars .

objectif-temps (masc. sing.) : objectif chronométrique fixé.

cicérone (masc. sing.) : guide touristique appointé.

On admettra aussi le singulier, leur cicérone.

Sarcouy / Sarcoui : volcan de la chaîne des puys.

béance (fém. sing.) : ouverture

Sur les pentes du Sarcouy, on trouve des carrières.

trachyte (masc. sing.) : roche volcanique effusive riche en feldspaths alcalins et à teneur en silice assez élevée. C’est cette lave qui donne sa couleur noire à la ville de Clermont-Ferrand.

pouzzolane (fém. sing.) : roche volcanique à structure alvéolaire fréquemment utilisée comme paillage minéral.

lauze (fém. sing.) : pierre plate et rugueuse, parfois appelée tuile de pierre.

groggy (= ivre en anglais) : terme utilisé en boxe pour désigner un boxeur sonné.

corossol (créole) (masc. sing.) : gros fruit vert, à la pulpe blanche et parfumée entourant des graines noires brillantes. On en fait du jus et des glaces.

punching-ball (masc. sing.) : sac de frappe utilisé pour l’entraînement des boxeurs.

uppercut (masc. sing.) : terme de boxe désignant un coup de poing donné de bas en haut.

lance-pierres / lance-pierre (masc. sing.) : petite fourche de bois, de métal ou de plastique, munie d'une pochette de cuir et de deux élastiques, dont les enfants se servent pour lancer des pierres

margouillat (masc. sing.) : lézard des savanes africaines.

kailcédrat / kaïlcédrat (masc. sing.) : arbre africain au port majestueux et à l'écorce amère, qui sert d'arbre à palabres.

coupé-décalé : nom d’une danse locale.

cynocéphale (masc. sing.): être hybride à corps humain et à tête de chien. Ce terme désigne ici des danseurs masqués.

gbaka (masc. sing.) : minicar de transport en commun de 18 places en service à Abidjan.

 

     

 

 

 

 

 

 

 



10/03/2017
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